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Période d'essai et indemnité de licenciement

publié le 11 sept. 2015 à 13:30 par Secrétaires Généraux   [ mis à jour : 28 sept. 2015 à 09:48 ]
A la demande du SYNATPAU la Commission Paritaire Nationale de la Négociation Collective des géomètres a mis en place une sous commission en charge du toilettage de notre convention collective.

Le 10 septembre nous avons traité les périodes d'essais pour être conforme au Code du Travail.

A ce stade des négociations, nous avons acté des périodes d'essais différentes en fonction du niveau et de l'échelon à l'embauche :

  • 1 mois de période d'essai renouvelable une fois pour le niveau 1 et le niveau 2 échelon 1 et 2
  • 2 mois de période d'essai renouvelables une fois pour le niveau 2 échelon 3 et le niveau 3 échelon 1 et 2
  • 3 mois de période d'essai renouvelables une fois pour le niveau 3 échelon 3 et niveau 4 échelon 1 et 2
  • 4 mois de période d'essai renouvelables une fois pour le niveau 4 échelon 3 et niveau 5 échelon 1

Actuellement, les périodes d'essais étaient de 1 mois renouvelable une fois pour les non cadres et 3 mois renouvelables une fois pour les cadres.

Nous sommes conscients que les périodes d'essais sont plus importantes pour certains niveaux, mais nous espérons qu'elles permettront aux salariés de mieux choisir leurs entreprises et aux entreprises de prendre plus de risques dans les embauches en CDI. Les difficultés économiques actuelles favorisant les CDD précaires.

De plus, nous avons traité l'indemnité des licenciements économiques. 

A ce jour elle était un peu plus favorable que le Code du Travail, mais celle-ci venait d'être rattrapée par le code du travail et certaines organisations syndicales souhaitaient renégocier cet avantage.

Forcément avec les difficultés économiques de nos entreprises, il était difficile de négocier quelques centaines d'euros supplémentaires. C'est pourquoi, le SYNATPAU a renoncé à ce petit avantage pour négocier des formations coeur de métier et d'avenir pour chaque salarié licencié économique. Nous soutenons tous les jours des salariés licenciés, mais le Code du Travail permet les licenciements si les difficultés des entreprises sont effectives. C'est pourquoi, nous préférons négocier un avenir aux salariés licenciés plutôt que quelques piécettes. Le collège employeur a entendu nos arguments et nous allons tout mettre en oeuvre pour tenter de trouver des solutions pour financer à chaque salarié licencié des formations adaptées et ainsi revenir sur le marché du travail avec des compétences attractives pour nos entreprises.

Pour le SYNATPAU c'est une grande victoire, car ce sont très souvent les salariés qui ont le moins de compétences d'avenir qui sont licenciés alors qu'il leur est très difficile de retrouver un emploi. Nous ne pouvons pas lutter contre les licenciements économiques justifiés et autorisés par le Code du Travail, mais nous allons militer pour donner les moyens à chaque salarié de rebondir et de retrouver un emploi intéressant pour les entreprises et conforme à nos métiers.

La branche est en mutation technologiques (3D, drones...), nous nous devons de préparer l'avenir, un accord GPEC est en renégociation. En 2012, celui négocié n'a pas été signé et heureusement. Aujourd'hui il revient à l'ordre du jour. Prochainement, vous pourrez lire le fruit des travaux du SYNATPAU si vous vous abonnez à cette information. Cette une négociation qui s'annonce difficile mais nous allons lutter contre l'utopie de certains et militer pour acquérir des droits pour sécuriser réellement nos parcours professionnels.